La visite pré-vol terminée je m’installe à bord, règle mon siége en ajustant mes jambes par rapport aux pédales de palonniers et aux freins situés en partie haute.

J’explique à mon passager comment s’harnacher et lui dispense les consignes de sécurité : "Prévenir immédiatement le pilote en cas de malaise, ne pas actionner une commande, une manette ou un quelconque interrupteur, limiter les conversations au strict nécessaire pour assurer la veille radio et, la conduite à tenir en cas d’évacuation d’urgence" (évacuation sur ordre du pilote avion arrêter, débouclage du harnais, largage de la verrière….).

Après avoir connecté nos casques sur les fiches " Jack " micro et écouteurs situées en bas et de part et autre de la planche de bord, j’entreprends les procédures de démarrage en m’aidant de la check liste (aide mémoire propre à chaque aéronef contenu dans le manuel de vol) :

  • Fermeture de la verrière,

  • Frein de parking : serrer, (tirette sur le tableau de bord située entre le manomètre de température d’huile moteur et le témoin de charge batterie).
  • Sièges : réglés / verrouillés
  • Ceintures : réglées
  • Coupe-feu : essence poussé – freiné (entre les sièges en pied de console, en retrait de la roulette du compensateur de profondeur, se trouve une tirette positionnée verticalement qui permet si l’on la tire de couper l’arrivée de carburant, action protégée par un capot rouge amovible maintenu en place par un ressort dans la position robinet ouvert).
  • Contact ALT/BAT, ( Deux interrupteurs rouges sont disposés à gauche sur la colonne centrale, un pour le circuit général de la batterie et l’autre pour l’alternateur permettant la mise hors tension de ce dernier en cas de surcharge électrique tout en conservant l’autonomie restante de la batterie pour l’alimentation des appareils électriques utiles à un retour d’urgence).
  • Volets O degré ,
  • Mixture sur plein riche, (il s’agit d’une tirette rouge disposée en partie droite de la colonne centrale, elle permet le réglage air/essence à partir de 3000 pieds altitude ou la densité de l’air commence à diminuer de manière significative et ayant pour conséquence l’enrichissement du mélange et donc une augmentation de la consommation et un encrassement du moteur).
  • Réchauffe carburateur sur froid, (lors des phases de vols à régime réduit ; attente approche, atterrissage ou lors de vols dans des conditions de givrage, la tirette de couleur conventionnelle grise ou jaune agit sur un clapet situé dans une gaine connectée à la tubulure d’échappement permettant de récupérer de l’air chaud et de le diriger vers le carburateur pour éviter la formation de givre au niveau du cône de venturi et du gicleur d’admission ce qui provoquerait l’arrêt du moteur).
  • Feu anticollision (beacon) sur ON, (l’allumage de ce feu clignotant et /ou à éclats selon les avions averti le personnel au sol du démarrage imminent du moteur, en vol, comme son nom l’indique, ce feu signale la présence de l’avion autres aéronefs en prévention des abordages).
  • Pompe auxiliaire électrique sur ON, (le réservoir d’essence sur cet avion se trouve dans le fuselage derrière le poste de pilotage, une pompe mécanique entraînée par le moteur aspire le carburant pour l’amené dans la cuve du carburateur, pendant les phases, délicates, de vols que sont les décollages et les atterrissages, une pompe électrique est couplée, en secours, au circuit pour pallier une soudaine panne de la pompe mécanique).
  • 8 injections moteur froid, (3 moteur chaud ) au moyen de la manette des gaz,
  • Magnétos sur Both (ensemble ou les 2) l’organe qui alimente les bougies, 2 par cylindres, est la magnéto, il y en a 2 sur les avions chacune alimentant un circuit d’allumage différent, les magnétos sont autonomes, garantissant la sécurité du vol.
  • Personne devant
  • Contact magnétos sur Start en maintenant 1 cm de gaz
  • Les pales de l’hélice passent devant nos yeux en augmentant de vitesse au démarrage du moteur
  • Contrôle de la pression d’huile qui doit s’établir dans la plage verte dans les 30 secondes
  • Voyant alternateur éteint
  • Pompe auxiliaire électrique sur Off
  • Feux de navigation sur ON
  • Voltmètre, aiguille dans la plage verte
  • Dépression instruments gyroscopiques vérifiée ( une pompe à dépression alimente l’horizon artificiel et le conservateur de cap, un petit cadran indique lorsque le moteur est en marche, la dépression produite en PSI, l’aiguille doit se trouver entre 4 et 6, la bille "indicateur de dérapage" et l’aiguille "indicateur de taux de virage" sont quant à eux alimentés en dépression par une pompe électrique qui se met en marche lorsque l’on enclenche le contact batterie).
  • Alarme voyants testée (sur la casquette du tableau de bord se trouve un petit interrupteur qui permet de tester le bon fonctionnement d’une série de voyants d’alarmes et de signalisation : huile - basse pression, essence - bas niveau, charge alternateur, démarreur enclenché, volets sortis, chauffage pitot
  • Tous moyens radio : on –préafichés ( la radio sur la fréquence de la tour " TWR " d’Avignon 122.600 Mhz, j’appuis sur le bouton de l’alternat de la radio/com pour afficher la fréquence de l’ATIS 120.825 Mhz que j’écoute pour noter les paramètres de vols (voir ci-après) puis, je règle la rose des cap du VOR sur 270e et affiche le fréquence de la balise de Pujaut AVN 112.3 Mhz.
  • Gps programmé sur la route a suivre
  • Transpondeur 7000 stand-by (cet émetteur permet au contrôleur aérien d’identifié le l’avion par rapport à un code affiché sur le radar qui, à défaut, localiserait un spot inconnu, avec connaissance de sa vitesse et de sa direction. En mode C, les transpondeurs donne l’indication de l’altitude. Le code 7000 est réservé aux vols VFR, dans sa zone de couverture le contrôleur donne à chaque aéronef un code différent).
  • Horizon artificiel, maquette mise sur l’axe
  • Directionnel : Recalé
  • Altimètre calé au QNH (1°)
  • Verrière : fermée verrouillée
  • Ceintures harnais : Bouclées / ajustées
  • Phare de roulage (taxiway) : allumé